Les obligations réglementaires : lois et normes à respecter
Pour les plaisanciers : une option utile, mais non obligatoire
En plaisance, la réglementation française (Division 240) n'impose pas la combinaison de survie, mais elle peut remplacer un gilet de sauvetage pour une navigation à moins de 6 milles des côtes, à condition d'avoir une flottabilité d'au moins 50 Newtons.
Pour les marins professionnels : des exigences strictes
Les professionnels doivent respecter la Division 331, qui impose des combinaisons conformes aux spécifications techniques de cette réglementation. Par exemple, sur les navires de pêche entre 12 et 24 mètres naviguant à plus de 20 milles des côtes, chaque personne embarquée doit disposer d'une combinaison d'immersion approuvée.
En course au large : des règles spécifiques
Les compétitions, notamment celles encadrées par les Réglementations Spéciales Offshore (RSO), exigent souvent des combinaisons conformes aux normes ISO 15027-1 ou ISO 15027-2. Ces normes garantissent une isolation thermique efficace et une résistance optimale en immersion prolongée.
La référence SOLAS : un gage de qualité et de sécurité
Les combinaisons homologuées SOLAS répondent à des critères de performance définis par le Code LSA :
- Étanchéité et rapidité d'enfilage : en moins de 2 minutes sans assistance.
- Résistance au feu : capacité à résister à une exposition de 2 secondes à des flammes.
- Protection thermique : limitation de la baisse de température corporelle à 2 °C après une immersion de 6 heures dans une eau proche de 0 °C.
- Équipements intégrés : lampe, sifflet, ligne flottante et moyen de levage.
Ces caractéristiques en font un choix privilégié pour les situations les plus exigeantes, notamment en navigation professionnelle et en compétition.
Critères essentiels pour bien choisir sa combinaison de survie
1. Certification SOLAS : la priorité
Une combinaison SOLAS garantit une conformité aux standards internationaux de sécurité. Préférez un modèle intégrant une flottabilité suffisante pour éviter l'ajout d'un gilet de sauvetage.
2. Résistance des matériaux
Optez pour un néoprène de 5 mm d'épaisseur, assurant un bon compromis entre isolation thermique et mobilité. Vérifiez également la qualité des coutures et des fermetures à glissière, souvent en plastique pour limiter l'entretien et maximiser la durabilité.
3. Ajustement et confort
Une combinaison mal ajustée peut entraver les mouvements et compromettre son efficacité. L'essayage est donc crucial pour choisir la bonne taille. Assurez-vous également que le poids reste adapté à vos besoins sans compromettre la performance thermique.
4. Fonctionnalités supplémentaires
Certains modèles incluent des options pratiques, telles que des gants ou chaussons intégrés, des poches pour matériel de survie, ou des ouvertures facilitant l'évacuation des besoins physiologiques.
5. Rapport qualité/prix
Analysez le coût au regard des fonctionnalités et de la durabilité. Une combinaison bien conçue représente un investissement durable.
6. Fabrication responsable
Privilégiez des fabricants engagés dans une démarche écologique, utilisant des matériaux recyclables et favorisant une production locale.
La révision, une étape incontournable
Pour garantir la fiabilité de votre combinaison, une révision périodique est recommandée, voire obligatoire pour les professionnels (Division 331-1.03). Ces inspections, à réaliser tous les trois ans (ou plus fréquemment après dix ans), permettent de vérifier l'étanchéité, la flottabilité et l'état des matériaux.