Un retournement après la stabilité estivale
Le marché européen des produits de la mer connaît de nouvelles tensions sur les prix. Dans son European Fish Price Report de septembre 2026, publié en octobre, la FAO fait état d'un renchérissement des produits de la pêche, dans un contexte d'inflation et de hausse des coûts énergétiques.
Le mouvement contraste avec la relative stabilité observée pendant l'été. En août, selon GLOBEFISH, 66 % des cotations suivies étaient restées inchangées par rapport à juillet, tandis que 18 % avaient augmenté et 16 % diminué.
Le rapport de septembre signale une nouvelle orientation du marché, sans que les éléments permettent de quantifier précisément les hausses par espèce.
Carburant et alimentation aquacole sous pression
Pour les entreprises de pêche, le carburant constitue un poste de dépenses déterminant, particulièrement pour les flottilles les plus énergivores. Son renchérissement peut réduire les marges lorsque les prix de première vente ne compensent pas l'augmentation des charges.
L'aquaculture subit également une pression sur ses coûts de production. La FAO souligne notamment la hausse des dépenses d'alimentation, qui pèse sur l'économie des élevages de poissons et de crevettes.
Ces tensions ne se répercutent toutefois pas uniformément sur les prix commerciaux. Les évolutions dépendent des espèces, des volumes disponibles, des origines et des conditions de marché.
Des conséquences à surveiller pour les acheteurs européens
Pour les importateurs, mareyeurs, transformateurs et distributeurs, cette remontée des prix intervient à une période sensible pour les négociations commerciales de fin d'année.
Les coûts de transport, les devises, les contrats d'approvisionnement et les niveaux de stocks peuvent également modifier le prix final supporté par les entreprises.
Une hausse des cotations internationales ne signifie donc pas nécessairement une augmentation équivalente des coûts d'achat en Europe.
L'enjeu des prochaines semaines sera de mesurer l'ampleur du mouvement espèce par espèce, afin d'apprécier ses conséquences sur les prix de revient et les marges de la filière.
























